Le secteur de la Friperie en Tunisie

friperie-tunisieL’Etat, qui continue d’imposer davantage les entreprises opérant dans le secteur de la friperie, a tendance à pousser vers la fermeture du secteur qui profite à plus de 80% des tunisiens, a fait savoir, M.Fethi Bezrati, président de la Chambre nationale des importateurs, exportateurs et de transformateurs de la friperie.

L’Etat va imposer une taxe douanière de 27% sur les sociétés exportatrices opérant dans le secteur de la friperie, ce qui va porter le total des taxes imposées à ces entreprises à 50%, a-t-il déclaré à l’agence TAP, en marge de l’assemblée générale de la Chambre nationale des fripiers en gros, tenue, mercredi, à Tunis.

Les deux chambres qui relèvent de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat(UTICA), ont menacé d’observer une grève générale en cas de non annulation du décret numéro 2038 de l’année 2005, de la loi interdisant la commercialisation des produits fabriqués en cuir ainsi que du système des quotas.

La Tunisie compte 47 entreprises d’importation et de recyclage dans le domaine de la friperie, en plus de 3 entreprises opérant sous le régime de l’entrepôt franc, lesquelles exportent tous leurs produits à l’étranger, selon Bezrati.

Environ 500 grossistes s’approvisionnent auprès des entrepôts de la fripe et vendent à leur tour, les vêtements d’occasion à plus de 50 000 détaillants dans tout le pays, a-t-il indiqué.

Les entreprises d’importation de friperie exportent 30% de ce qu’elles importent après traitement, transforment 20% des quantités importées et écoulent le reste sur le marché local en tant que vêtements d’occasion.

La loi de 1992 organisant la profession, autorise les propriétaires des entrepôts à importer, seulement 10 500 tonnes de vêtements d’occasion, en vue de préserver la pérennité du secteur du prêt à porter, alors que le besoin en ces produits est estimé à 27 000 tonnes par an, toujours d’après Bezrati.

Cette situation a causé des problèmes financiers aux entreprises importatrices de la friperie, lesquelles emploient environ 7000 personnes et exportent pour une valeur de 45 millions de dinars.

En termes de coût, le responsable a fait savoir que le kilogramme de vêtement d’occasion importé des USA et de l’Europe, coûte à ces entreprises entre 400 millimes et 1 dinar.

De son côté, le président de la chambre nationale des fripiers en gros , Shabi El Maalaoui a mis l’accent sur la nécessité d’amender les lois en vigueur dans ce secteur.

Pour rappel, le domaine de la friperie est chapoté par 5 ministères( intérieur, commerce, industrie, finances et affaires sociales).

Il a fait remarquer que les lois en vigueur interdisent le fripier de gros d’exercer son activité en dehors du gouvernorat dans lequel il est implanté, lui prohibe la commercialisation des produits de cuir et lui impose en plus, le système des quotas.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.