Micro-Finance: Des nouvelles structures de micro-crédits

Quatre demandes d’agrément viennent d’être déposées par des Sociétés anonymes en vue de créer des structures spécialisées dans l’octroi de micro-crédits en Tunisie, selon le directeur général de l’Autorité de contrôle de la microfinance en Tunisie Mahmoud Montassar Mansour.
L’Organisation non-gouvernementale (ONG) Enda inter arabe et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), qui constituent les principaux acteurs de la micro-finance en Tunisie, s’emploient à re-financer environ 289 associations, à travers tout le territoire, lesquelles offrent, à leur tour, des micro-crédits à des jeunes entrepreneurs et à des femmes rurales, a affirmé vendredi ; ce responsable du ministère des finances dans le cadre des journées de l’entreprise.

«La tendance actuelle porte sur l’organisation du secteur, à travers la restructuration de ces associations, pour les inciter à se conformer au cadre réglementaire en vigueur et à se doter de l’agrément de société de micro-crédit » a-t-il ajouté, lors de ces journées qui se tiennent les 6 et 7 décembre à Sousse.

«Ces associations sont appelées à opérer des fusions entre elles, à se regrouper, ou à régulariser leur situation en tant que société de micro-crédit de développement régional», a-t-il précisé.

Pour sa part, la directrice exécutive d’Enda Inter-Arabe Asma Ben Hamida, a indiqué que le système de micro-crédit permet, via des petits financements, de créer de nouveaux emplois, d’améliorer les conditions de vie des individus et de garantir un travail digne à des milliers de personnes parmi les catégories sociales vulnérables (femmes rurales, personnes handicapées…).

«Enda, qui a introduit le micro-crédit en Tunisie, il y a presque 20 ans, grâce à un petit capital de 20 mille de dollars, a pu accorder durant ces deux décennies, 1 million de dinar, à travers environ 1400 mille prêts au profit de 440 mille familles, ce qui a permis de créer environ 225 mille emplois », a-t-elle noté. Elle a néanmoins, noté qu’après la révolution, l’ONG a été confrontée a des problèmes liés au manque de liquidités des banques tunisiennes, ce qui l’a obligé à chercher un emprunt auprès des institutions financières internationales assorti de taux d’intérêt élevés et ce afin de poursuivre ses activités. Le taux de remboursement des crédits présentés à certains clients s’est également, inscrit en baisse en raison de la situation économique dans le pays, a-t-elle encore, dit.

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